La surcapacité mondiale dans l’acier fragilise l’industrie européenne. La Commission européenne prépare un nouvel instrument de défense commerciale, appelé à remplacer la mesure de sauvegarde arrivant à échéance en 2026. Objectif : freiner les importations massives à bas prix, mieux tracer l’origine de l’acier et empêcher les contournements.
La Belgique salue cette volonté d’action. Le ministre David Clarinval plaide depuis plusieurs mois pour un système plus efficace afin de contrer le dumping et les subventions illégales qui déséquilibrent les marchés.
Un enjeu global au coeur du Forum international
Le 10 octobre 2025, le Forum mondial sur la surcapacité sidérurgique (GFSEC), hébergé par l’OCDE, s’est réuni en marge du G20 Commerce et Investissement. Les 28 membres ont concentré leurs discussions sur les causes de la surproduction et les pratiques
déloyales, notamment le contournement des règles commerciales. La production excédentaire – essentiellement en Asie – génère une pression persistante sur les prix mondiaux. Les États européens appellent à une coopération plus exigeante pour garantir une concurrence équitable.
Un secteur stratégique en Belgique et dans l’UE
La sidérurgie demeure essentielle aux chaînes de valeur industrielles, de l’automobile aux infrastructures. En Belgique, elle représente encore 10.000 emplois directs et 25.000 indirects. Pour le ministre Clarinval, protéger l’acier européen revient à préserver l’autonomie
stratégique, les emplois industriels et la transition vers une économie décarbonée. La compétitivité future du secteur dépend de son accès équitable au marché international.


