La situation électrique de la Wallonie, particulièrement d’ailleurs celle de notre province, inquiète les professionnels… et interpelle désormais, à mesure que l’on en parle, l’ensemble du microcosme économique. Personne, évidemment, n’entend contester le bien-fondé des politiques de décarbonation menées çà et là… sauf que cette évolution a progressivement – et sans doute trop rapidement ? ! – amené à l’électrification d’un nombre important de processus. Ajoutons à cela l’électrification au galop des flottes de véhicules d’entreprises et le développement qui en découle du réseau de rechargement, ainsi que l’implantation de nombreux outils gourmands en énergie. Bref, le monde change plus vite que nos infrastructures. Il en résulte désormais des tensions particulièrement fortes sur notre réseau électrique, qui poussent les entreprises à s’inquiéter quant à leur potentiel de développement.
Jusque-là, peu d’entrepreneurs étaient pourtant totalement conscients de la situation préoccupante que l’on découvre depuis quelques mois concernant le fameux plan de puissance dont il se dit qu’il va poser problème d’ici peu. Quelques articles, l’une ou l’autre sortie dans la presse, en fait l’ensemble des patrons et managers connaît mal le problème. Et pourtant, le problème est non seulement latent mais il exige une prise en charge… et des solutions, comme par exemple la flexibilité dans l’utilisation de la ressource énergétique.
Une problématique qui nous obsède depuis des mois…
Bon, le manque de puissance énergétique actuel n’est pas une réalité que l’on découvre là maintenant. Non, c’est un sujet récurrent que nous traitons au sein du Club Energie de notre Chambre de commerce, un groupe de travail parmi tous ceux que nous vous proposons qui aborde, comme il se doit, de telles thématiques impactantes pour les entreprises lors de ses réunions. Et sur le sujet, qu’on se le dise : le constat est sans appel, il n’y a plus (ou presque plus) de puissance disponible sur le réseau électrique ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Tout simplement que les entreprises qui souhaitent s’étendre ou se développer, en demandant pour ce faire une augmentation de puissance, se voient depuis le début de cette année freinées ou stoppées dans leur élan. Ce qui est plus grave est d’ailleurs de devoir expliquer à des entrepreneurs qui ont avancé tranquillement dans leur coin que la puissance énergétique nécessaire à leur(s) projet(s) ne pourra leur être affectée !
… et qui ne laisse aucunement de marbre nos Autorités !
La Ministre Neven a pris conscience très tôt de la situation, identifiant bien qu’il s’agit ici d’un sacré frein au développement économique wallon. Elle a d’ores et déjà ainsi engagé un certain nombre de travaux qui commencent à aboutir, nous y reviendrons prochainement. Du coté de notre Chambre, nous pensons qu’il ne sert de toute façon à rien de tenter de trouver quelles responsabilités particulières doivent être pointées dans le chef des uns ou des autres. Nous estimons, par contre, qu’il est urgent d’agir de manière constructive, et en concertation, pour trouver des solutions à court et moyen termes pour que les entrepreneurs puissent poursuivre leurs activités, voire investir.
Deux niveaux d’action !
Nous agissons donc à deux niveaux. D’abord, sur le terrain, parce que c’est là notre coeur de métier. Au quotidien, auprès de vos entreprises, nous nous mobilisons pour identifier les points de blocage qui risquent d’entraver vos projets et pour lesquels une attention
particulière doit être portée. Ensuite, à un autre niveau, au sein de l’alliance AKT, lors des consultations relatives aux productions règlementaires, nous relayons les problématiques spécifiques et faisons valoir certaines orientations et portons l’intérêt des entreprises de la province. Vous l’aurez compris, notre travail touche à de l’analyse et à la mise en place d’une vraie identification des besoins d’une part, et à de la défense de vos intérêts de l’autre. Sur ce dernier point, il est bien sûr très important que vous nous fassiez remonter vos situations concrètes et vos volontés et projets le plus en amont possible.
Cartographie des besoins actuels et futurs…
C’est pour cela que nous risquons de vous contacter, mais vous pouvez aussi nous interpeller de votre côté, pour identifier avec vous les projets qui risquent d’aboutir à échéance courte ou moyenne, histoire de cartographier notre province et ses besoins énergétiques professionnels. Tout cela, sachant que le législateur a lui-même épinglé différents axes de travail pour répondre aux besoins de puissance des entreprises. On pense au renforcement des lignes et postes haute tension, à la mise en oeuvre de contrats de raccordement flexibles, à la rationalisation des demandes et à l’apurement des réservations de puissance fantômes, ainsi aussi qu’à la révision du principe actuel de réservation sur le modèle étonnant du premier arrivé-premier servi.
Plus d'infos
Mathieu Barthelemy
Tél. : 061 29 30 65
mathieu.barthelemy@akt-ccilb.be


