C’est une avancée majeure pour les travailleuses indépendantes ! Sur proposition de la ministre des Indépendants, Eléonore Simonet, le Conseil des ministres a en effet validé l’extension du congé de maternité de 12 à 15 semaines. Une mesure qui vise à corriger une inégalité de longue date avec les salariées, tout en laissant aux indépendantes la liberté de choisir la durée de leur congé…
Vers une égalité de traitement entre statuts
Jusqu’à présent, les travailleuses indépendantes pouvaient bénéficier d’un congé de maternité maximal de 12 semaines, accompagné de 105 titres-services. La réforme introduit une prolongation ‘facultative’ pouvant aller jusqu’à trois semaines supplémentaires, permettant ainsi d’atteindre un total équivalent à celui des salariées. Le dispositif prévoit plusieurs modalités selon l’usage des titres-services : une prolongation complète de trois semaines en cas de non-recours, réduite à deux ou une semaine si une partie des titres-services est utilisée. Cette flexibilité permet aux indépendantes d’adapter leur congé à leurs besoins, tout en tenant compte de la réalité de leur activité professionnelle.
Une mesure symbolique et concrète
Pour la ministre Eléonore Simonet, cette réforme dépasse le simple cadre administratif : elle incarne une reconnaissance essentielle. Elle souligne « qu’une maman est une maman, un bébé est un bébé », indépendamment du statut professionnel. L’objectif est clair : garantir que le choix de carrière des parents n’impacte pas le bien-être de l’enfant. Inscrite dans le Plan PME, cette mesure entrera en vigueur le 1er juillet 2026 pour tous les congés de maternité débutant à partir de cette date. Un budget annuel de 8 millions d’euros a été prévu pour assurer son financement, confirmant la volonté politique de soutenir concrètement les indépendantes.


