En mars dernier, à l’occasion de salon Horecatel, la Ministre des Indépendants, Eléonore Simonet, a fait le déplacement depuis la capitale avec une bonne nouvelle pour les artisans épanouis dans les métiers de bouche, leur annonçant la création d’un nouveau statut d’artisan spécialisé.
On se rappellera que, depuis 2016, les artisans disposent déjà d’une reconnaissance officielle légale. En analysant un peu les chiffres, on constate par exemple qu’à ce jour quelque 2.852 professionnels détiennent le statut « artisan certifié », un nombre d’ailleurs en constante augmentation.
Cette fois, l’artisan peut se targuer d’une spécialisation…
En 2026, la Ministre des Indépendants va plus loin, elle annonce maintenant la création d’un deuxième niveau de certification proposé aux métiers actifs dans les produits de bouche. « Ces reconnaissances spécifiques répondent aux attentes concrètes des artisans des métiers de bouche et visent à offrir aux consommateurs davantage de transparence quant au savoir-faire propre à chaque profession. Dix ans après la création du statut d’artisan certifié, nous franchissons une nouvelle étape en poursuivant la professionnalisation du secteur. », explique-t-elle, en nous donnant des exemples de métiers pouvant être reconnus et certifiés sous cette appellation « artisan spécialisé », comme pizzaiolo, glacier, traiteur…
Reconnaissance possible
La reconnaissance sera attribuée par les pairs. Les différentes Fédérations professionnelles reconnues vont donc proposer un cahier de charge spécifique à chacune d’elles, afin d’obtenir le précieux sésame.
- Horeca : restaurateur, traiteur, pizzaiolo…
- Boulangerie : boulanger, pâtissier, glacier, Chocolatier, Confiseur…
- Boucherie : Boucher, Charcutier, Traiteur, Salaisonnier…
Les compétences qui seront mises en valeur par cette appellation consistent notamment en une maitrise professionnelle du métier, le respect des produits du terroir et des appellations d’origine, la qualité des produits et préparations offerts au consommateur, le respect de l’hygiène et des bonnes pratiques de travail, une production majoritairement maison…
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La reconnaissance légale de l’artisan | SPF Economie


